Le jeûne : Yogamax à Saint Yrieix

Introduction à la Nourriture Pranique - Une nouvelle vision du Jeûne 

Pour bien comprendre : Qu’est-ce que le Prâna ?

Pour les Yogis, c’est l’énergie subtile qui sous tend toute la création du vivant.

Prana nourrit la Lumière et est véhiculé par elle.

Prana nourrit la Conscience.

Prana est la matière/énergie qui permet aux pensées de s'animer.

Fondamentalement, le Prâna se trouve partout, dans tout ce qui existe, dans tout les plans/niveaux vibratoires de manifestation.

Tous les « niveaux » de manifestation (matière, liquide, air, rayonnement) sont vecteur du Prâna, simplement l’Être et ses différent corps/plans deviennent plus sensibles et réceptifs au Prâna. D’ailleurs, plus que la manifestation, c’est notre RELATION avec ces différents niveaux d’énergie qui semble nous nourrir.


Il s’agit donc d’accorder les plans :

  • Physique
  • Psychique (émotionnel, mental)
  • Spirituel

... de se préparer en nettoyant et harmonisant les différents niveaux (plans) de son Être au fur et à mesure.
Les Yogis ont su développer tout une technique de respiration au vu de capter & d’amplifier l’absorption de ce Prâna : c’est le Prânayama.

Note importante sur le jeûne :

Il y a une distinction très importante à comprendre et à intégrer concernant LE JEÛNE tel qu’il est perçu par le profane ou l’initié.

Le profane voit dans le jeûne un arrêt et une suppression physique du phénomène de l’alimentation. Il ne voit sa survivance que par rapport et à travers la nourriture physique. Par conséquent, mentalement, suivant cette conception erronée, il va se couper de l’Univers et de la vie elle-même. Ainsi il va survivre grâce à ses réserves (jusqu’à 40 jours et + apparemment)… mais une fois épuisé, c’est la mort.
Cette vision du jeûne et purement dualiste et égotique : il y a « moi » et « les autres » !!! Le profane se coupe du TOUT, de la grande dynamo Universelle. Et le plus souvent sans comprendre la raison de l’échec, sans comprendre la raison de cette déconnection.


L’initié, lui, comprend que l’énergie vitale est partout, et que ses sens lui permettent de puiser dans les ressources infinies de l’Univers. La nourriture Prânique est une autre façon de se nourrir.

On continue de se nourrir

Mais la provenance est différente. L’initié se nourrit directement avec l’énergie qui est tout autour de lui. Une fois cette capacité réveillée et mise en place, il n’y a plus rien à faire.
Il y a nécessité de sortir de la dualité (moi / les autres) pour intégrer le TOUT, de sortir de l’EGO et du jeu de théâtre qu’offre le mental afin de rester dans « l’ici et maintenant ».

-    Pour bien comprendre : qu’est-ce que le jeûne ?
Toutes les doctrines diététiques se rejoignent quand il s’agit du jeûne. De tout temps, il a été de pratique courante chez les mystiques, comme moyen d’hygiène, de thérapie et d’éveil spirituel. Le jeûne apparaît, non comme une privation mais comme une mise en condition, une ascension.

Pour le Dr Jacques Kalmar «  Le jeûne, accompli et réussi, est un épanouissement : c’est l’ouverture vers une appréhension élargie de l’authenticité de l’Être ». Ce qui sous-entend qu’un jeûne ne se pratique pas n’importe comment : « le jeûne, en réalité est un silence introduit au cœur du tumulte des jours », ( Saury A., Régénération par le jeûne, Ed. Dangles, St Jean de Braye )


Attention ! Il ne s’agit pas de s’entrainer à ne plus faire usage de l’estomac, des intestins,… car ce n’est pas en détruisant son corps que l’on peut comprendre la Vérité : « Vous devez garder votre corps avec la tête, le cœur, les poumons, l’estomac… la question est seulement de travailler à créer l’harmonie entre eux. C’est cela le véritable sens du jeûne », (Aîvanhov O.M., Le yoga de la nutrition, Ed. Prosveta S.A. Fréjus, 1982)

La purification qui s’opère pendant le jeûne a lieu sous forme d’autolyse, c'est-à-dire d’attaque des tissus de surcharge, véritable digestion en vue de l’utilisation, pour la propre conservation du sujet, des matières utiles et de la destruction des indésirables.
Il en résulte une diminution du poids de corps directement proportionnelle à la surcharge éliminée. C’est la méthode la plus simple et la plus ancienne pour brûler les toxines, épurer le sang et le milieu intérieur, désencrasser l’organisme et du même coup stimuler notre énergie vitale.
Tout le tube digestif se trouve au repos : l’estomac, les intestins, mais aussi le foie par arrêt de la fonction biliaire et par la diminution du travail de saturation des acides gras. Même le pancréas souvent mené jusqu’au tarissement, par une production énorme d’insuline (sans parler du suc pancréatique par suite des quantités effarantes de pain blanc, sucreries et glucides surabondants) est mis au repos.


Mais les bienfaits du jeûne ne seraient pas que physiques : le Pr Ehret affirme :
« La vitalité ne trouve pas sa source première et directe dans la nourriture, mais dans une force extérieure inconnue ‘’F’’ (cf -la notion de Prâna- ci-dessus), dont l’action se traduit par la respiration et la capacité d’effectuer des échanges chimiques. Elle est plus ou moins freinée par les obstructions de l’organisme humain, mucus et produits toxiques…
Dans un tel corps (purifié par le jeûne) la force F se nourrit de l’appoint d’autres agents naturels, tels que l’électricité, l’ozone, la lumière (surtout solaire), les parfums des fruits et des fleurs » (Saury A., Régénération par le jeûne, Ed. Dangles, St Jean de Braye)


Lors du jeûne, le corps physique, se sentant privé, fait appel au corps éthérique qui a pour rôle de veiller sur le corps physique et de recharger ses réservoirs d’énergie. Car en l’homme se trouve un principe qui se défend, qui ne veut pas mourir :
« Si le corps physique vient à manquer de nourriture, une alerte est donnée, et vous recevez alors d’une région plus haute ce qui vous manque ; vous commencez à absorber des éléments qui se trouvent dans l’atmosphère. Et si, à ce moment-là vous arrêtez de respirer quelques secondes, ce sont encore d’autres entités, plus hautes dans le plan Astral qui vous apportent la nourriture » (Aîvanhov O.M., Le yoga de la nutrition, Ed. Prosveta S.A. Fréjus, 1982).
Le jeûne donne donc une impulsion au corps éthérique qui se met à travailler, l’activité se transporte ailleurs, et pendant ce temps, le corps physique se repose. Evidemment un jeûne trop prolongé surcharge le corps éthérique qui ne parvient plus à recharger le corps physique.

Pour tout le monde, jeûner modérément est une habitude salutaire à prendre. Il serait bon que, si les conditions le permettent, chacun puisse jeûner 24 heures par semaine, en restant au calme. Un jeûne de plusieurs jours (2 à 8 jours environ), s’il est fait convenablement peut « apporter » énormément : mieux vaut le pratiquer pendant des vacances, dans un endroit tranquille, afin d’être libre de se promener, d’écouter de la musique, de lire, de méditer…

L’air pendant le jeûne « remplace » la nourriture ; il est préférable de choisir un endroit où l’on pourra respirer de l’air pur !

Il n’en demeure pas moins que l’allongement des périodes de jeûne se veut être graduel, l’initiation à l’un préparant l’autre à une détoxination progressive.

! C’est la brutalité de la détoxination qui manifeste une libération trop grande de toxine. De ce fait, la survenue des symptômes de cette détoxination peuvent apparaître très spectaculaires, effrayantes et mettre à mal la santé et la motivation des plus téméraires.

Ici aussi soyons à l’écoute du corps et suivons ses indications : RESTONS HUMBLE si l’on veut éviter que la vie nous remette à l’ordre trop durement.

Au de-là de 8 jours, il est indispensable que le jeûne (qui peut durer jusqu’à 40 jours parfois !) soit suivi par des personnes de confiance qui soit averti et connaissant de la symptomatologie d’une telle diète. En effet, il est courant d’observer, surtout en début de jeûne :

De la fièvre, des larmoiements, des écoulements nasaux, une langue saburrale, une haleine fétide, des nausées, des migraines, des frissons, un pouls irrégulier, de petites éruptions cutanées, des insomnies ou une diminution du temps de sommeil…

Il est aussi possible d’observer des vertiges, des crampes, des troubles oculaires, des douleurs diffuses dans les membres, de la toux et des crachats. Constipations, parfois suivies de diarrhées sont fréquentes.

Sachant bien que ces symptômes ne sont pas obligés d’apparaître nécessairement, ils n’ont cependant pas besoin d’être enraillées : elles ne sont que l’expression de l’effort de l’organisme pour se libérer des poisons, toxines et déchets que nous avons accumulés. Ces malaises peuvent être des avertissements de la nature qui nous prévient qu’un jour ou l’autre il y aura un problème dans ces mêmes organes.

L’appétit au début se manifeste avec acuité le premier, et surtout le deuxième jour, puis s’atténue pour disparaître ensuite.

Il est nécessaire pour les jeûnes de plus de 24 h :

  • De réduire progressivement la ration alimentaire quelques jours avant ;
  • De boire de l’eau pure en quantité suffisante ;
  • De ne pas se surmener, ni physiquement ni intellectuellement ;
  • De reprendre progressivement, après le jeûne une alimentation « normale » en 4 ou 5 jours, sans excès.

Après un jeûne de plusieurs jours, les sujets se sentent rajeunis, éprouvent des sensations nouvelles, plus subtiles et deviennent plus sensibles à tout ce qui les entoure. Leur sommeil est calme, profond et de courte durée.

Le jeûne est évidemment déconseillé à toute personne craignant d’être en péril de mort par suite de l’abstinence complète. En effet, la cure requière une disposition mentale favorable. Elle est aussi à déconseiller aux individus souffrant de cardiopathies, d’anémie, ou de constitution fragile.

Sur le plan thérapeutique, plusieurs auteurs le conseillent dans les affections bénignes accompagnées de fièvre, car il est inutile de fournir à l’organisme des aliments dont l’assimilation au niveau cellulaire sera trop lente et qui ne feront qu’encombrer le sujet et retarder le processus de la guérison. Ainsi, le jeûne est particulièrement conseillé en cas de grippe, de bronchite, de rhume de cerveau, d’angine et d’accès de fièvre mal définie.


En guise de conclusion, le jeûne est certainement salutaire pour tout homme occidentalisé, qui est encore en assez bon état pour pouvoir le suivre. Jeûner, ce n’est pas seulement s’abstenir de nourriture physique ; c’est aussi renoncer à certains sentiments, à certaines pensées qui nous alourdissent…

[Les morceaux de texte sur le jeûne sont tirés de « macrobiotique, voie de longue vie », Ed. Guy Trédaniel]

Cette expérience est faite pour soi, et offerte au Monde (le sien, son propre corps/ entité, qui est le microcosme ; et le monde extérieur dans lequel nous correspondons à une cellule de ce macrocosme). Nous touchons au vrai sens de l’ « offrande » et du « sacrifice » de soi (rendre sacré).

Les apports d’Arnold Ehret en matière de jeûne

LE JEÛNE Vous trouverez sur ce lien le livre "santé et guérison par le jeûne" :

http://jeune-et-randonnee.pagesperso-orange.fr/ehret.htm

Ce livre m'est apparu comme une révélation, une réponse franche apportée à mes interrogations sur ce qu'est la nourriture et qu'elle est son rôle dans la nutrition au quotidien. Bien évidemment, je ne prends pas tout ce qui est écrit à la lettre, j'y associe les connaissances (déjà bien épurées des vieux dogmes et autres conventions alimentaires) ainsi que mon expérience propre pour planifier un régime qui puisse convenir à mes goûts, la saison de l'année et la volonté du moment... parce qu'il en faut !

Note : par "volonté" j'entends la volonté du cœur, de l'âme qui tend à revenir à un état de santé. J’y associe le terme d'engagement. Que je différencie de la "volonté du mental et de l'Ego" qui s'apparente plus à de l'obstination.

Néanmoins, j'apprécie énormément cet ouvrage qui ose remettre en question les fondements même de notre sécurité physique et affective lié à la nourriture